Des centaines
de visages dans le hall mais je n’en vois qu’un seul, je suis aveugle au reste.
D’abord entraperçus, une boucle de cheveux noirs, une chaussure délavée, un
front presque soucieux. Une tête enfin, penchée en arrière puis en avant dans
l’espoir d’aviser la personne attendue. Un sourire éclatant.
Oubliés lassitude du trajet et
sommeil fluctuant, la valise vole derrière moi telle une traînée de nuages.
Atterrissage violent car trop
précipité, mes bras autour de ton cou, position familière à l’instant
retrouvée, ton parfum qui me saute au visage, ma bouche s’écrase contre la
tienne, c’est pas le baiser du siècle mais tu ris et m’embrasses, et tu
m’embrasses encore et me serres dans tes bras.
Rien n’égale la chaleur d’une
étreinte désirée, rien ne pourrait autant me faire comprendre combien tu m’as
manqué.
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