Bilan
hebdomadaire de la semaine 7 (mardi 11 mars - lundi 17 mars)
Mes adjuvants
de la semaine :
Le soleil, encore et toujours ! Les cookies et les cafés de la
Mie Câline de bon matin (shame
on me,
moi qui désapprouve des chaînes de boulangerie quand on a la chance
d’habiter LE pays des vraies boulangeries… ! Mais bon,
c’était pour la semaine et ça avait son charme… !)… et
d’autres trucs sympas comme la découverte du pad thaï végétarien
à Wokwaï (OMG), un resto en famille, etc !
Mes ennemis de
la semaine :
Un entretien d’embauche placé en plein milieu de semaine et
nécessitant un aller-retour d’1h30 sur la journée (argh), un gros
coup de fatigue jeudi (cf la veille, où j’ai quand même réussi à
me caler 2h d’écriture dans la journée après avoir dansé pour
essayer d’obtenir un boulot d’été (« danser » à
prendre au sens littéral malheureusement)), un réveil obligatoire à 7h toute la
semaine, et la répétition générale pour ma pièce qui m’a pris
tout le samedi (voilà qui m’a bien aidée à me remettre de ma
fatigue accumulée, évidemment !). Mais tout est bien qui finit
bien – même que tout ça s’est plutôt bien passé alors de quoi
nous plaignons-nous je vous le demande.
En
fait, je ne sais pas très bien quoi écrire sur cette semaine. Mis à
part qu’avec tout ça, j’ai un peu l’impression d’avoir couru
partout et d’avoir eu peu de temps pour moi, même si j’ai réussi
à me caler pas mal d’heures d’écriture. La preuve, j’ai quand
même près de 14 pages de plus si on compte ce que j’ai écrit
tout à l’heure. Pas mal !
Sauf
que c’est un peu laborieux en ce moment… je suis facilement
déconcentrée et quand j’écris je me sens engluée dans mes longs
passages à tel point que je perds toute perspective et que j’ai
l’impression d’être l’esclave de ma propre histoire qui ne
cesse de s’allonger dans des formes inattendues… Je m’ennuie
souvent un peu en écrivant – ce qui me pose bien évidemment
question quand je me dis que d’autres gens sont supposés être
intéressés par l’histoire (c’est le but d’écrire un roman
qu’il soit lu et apprécié, non ?). Or, si je m’ennuie
moi-même, c’est pas très bon signe, si ?
Mais
bon, j’ai décidé de ne pas me laisser embarquer par ces doutes.
Après tout je manque cruellement de recul sur ce que je fais et
c’est bien connu, on est très rarement le mieux placé pour juger
son boulot avec objectivité… ! Et ma maman m’a dit qu’elle
aimait bien, alors… ! (ma maman et d’autres gens chouettes,
d’ailleurs )
Bref.
Je
soupçonne un brin de démotivation sournoise de s’être infiltré
dans mon cerveau pour y dormir plus au chaud… Car, voyez-vous, j’ai
eu beau virer nymphe euphorique sur le Pont Neuf en apprenant (ENFIN)
mes dates d’envoi et de soutenance et croire que tout cela
permettait au puzzle de ma vie de prendre forme et sens (oui, tout ça
en un seul mail) j’ai vite réalisé qu’il n’en était rien
(étonnant, n’est-ce pas ?). Ne serait-ce que parce que je
suis maintenant consciente du fait que je n’aurais jamais fini ce
projet pour fin mai, au vu de mon avancement. Ce qui me déprime un
peu parce que j’ai peur qu’il soit relégué aux oubliettes comme
tant d’autres ébauches pendant des années alors que j’attendais
une opportunité comme celle-là depuis bien longtemps. En d’autres
mots : me consacrer à l’écriture comme ma priorité. Or, je
suis bien forcée de me rendre compte que je me suis embarquée dans
plein d’autres trucs annexes (le théâtre étant le plus gros
projet) dont je vous épargne la liste complète.
En
y réfléchissant, j’en suis arrivée à la conclusion que si je
n’arrivais pas à me consacrer uniquement à ça, c’était sans
doute pour la même raison que je ne peux physiquement pas rester
assise à mon bureau chez moi toute la journée pour écrire :
j’ai besoin de bouger, de changer d’air, d’atmosphère.
Physiquement comme intellectuellement. C’est juste ma façon de
fonctionner de m’éparpiller et de m’intéresser à plein de
choses différentes. Ce qui n’avance pas tellement mon schmilblick,
vous noterez, mais au moins ça devrait m’éviter de culpabiliser parce que
je n’arrive pas à écrire plus de 3-4h par jour. (D’autant que
ce projet est bien joli mais c’est pas ça qui m’assure d’avoir
un truc à faire pour cet été ou l’année prochaine donc je suis bien forcée d'assurer mes arrières un minimum… !)
Tout
ça pour dire que je fais de mon mieux pour travailler régulièrement
et maintenir ma motivation à flot tout en gardant un
équilibre personnel. TOUT SIMPLEMENT. Et le fait que j’ai une
perception du temps encore plus bizarre que d’habitude ne m’aide
pas beaucoup. Oh,
well.
(Et
bien, moi qui pensais n’avoir strictement rien à dire sur cette
semaine… !)
A
suivre, les nouveaux extraits.
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