18 March 2014

Ecriture longue - semaine 7

Bilan hebdomadaire de la semaine 7 (mardi 11 mars - lundi 17 mars)

      Mes adjuvants de la semaine : Le soleil, encore et toujours ! Les cookies et les cafés de la Mie Câline de bon matin (shame on me, moi qui désapprouve des chaînes de boulangerie quand on a la chance d’habiter LE pays des vraies boulangeries… ! Mais bon, c’était pour la semaine et ça avait son charme… !)… et d’autres trucs sympas comme la découverte du pad thaï végétarien à Wokwaï (OMG), un resto en famille, etc !
      Mes ennemis de la semaine : Un entretien d’embauche placé en plein milieu de semaine et nécessitant un aller-retour d’1h30 sur la journée (argh), un gros coup de fatigue jeudi (cf la veille, où j’ai quand même réussi à me caler 2h d’écriture dans la journée après avoir dansé pour essayer d’obtenir un boulot d’été (« danser » à prendre au sens littéral malheureusement)), un réveil obligatoire à 7h toute la semaine, et la répétition générale pour ma pièce qui m’a pris tout le samedi (voilà qui m’a bien aidée à me remettre de ma fatigue accumulée, évidemment !). Mais tout est bien qui finit bien – même que tout ça s’est plutôt bien passé alors de quoi nous plaignons-nous je vous le demande.

      En fait, je ne sais pas très bien quoi écrire sur cette semaine. Mis à part qu’avec tout ça, j’ai un peu l’impression d’avoir couru partout et d’avoir eu peu de temps pour moi, même si j’ai réussi à me caler pas mal d’heures d’écriture. La preuve, j’ai quand même près de 14 pages de plus si on compte ce que j’ai écrit tout à l’heure. Pas mal !
      Sauf que c’est un peu laborieux en ce moment… je suis facilement déconcentrée et quand j’écris je me sens engluée dans mes longs passages à tel point que je perds toute perspective et que j’ai l’impression d’être l’esclave de ma propre histoire qui ne cesse de s’allonger dans des formes inattendues… Je m’ennuie souvent un peu en écrivant – ce qui me pose bien évidemment question quand je me dis que d’autres gens sont supposés être intéressés par l’histoire (c’est le but d’écrire un roman qu’il soit lu et apprécié, non ?). Or, si je m’ennuie moi-même, c’est pas très bon signe, si ?
      Mais bon, j’ai décidé de ne pas me laisser embarquer par ces doutes. Après tout je manque cruellement de recul sur ce que je fais et c’est bien connu, on est très rarement le mieux placé pour juger son boulot avec objectivité… ! Et ma maman m’a dit qu’elle aimait bien, alors… ! (ma maman et d’autres gens chouettes, d’ailleurs ) Bref.

      Je soupçonne un brin de démotivation sournoise de s’être infiltré dans mon cerveau pour y dormir plus au chaud… Car, voyez-vous, j’ai eu beau virer nymphe euphorique sur le Pont Neuf en apprenant (ENFIN) mes dates d’envoi et de soutenance et croire que tout cela permettait au puzzle de ma vie de prendre forme et sens (oui, tout ça en un seul mail) j’ai vite réalisé qu’il n’en était rien (étonnant, n’est-ce pas ?). Ne serait-ce que parce que je suis maintenant consciente du fait que je n’aurais jamais fini ce projet pour fin mai, au vu de mon avancement. Ce qui me déprime un peu parce que j’ai peur qu’il soit relégué aux oubliettes comme tant d’autres ébauches pendant des années alors que j’attendais une opportunité comme celle-là depuis bien longtemps. En d’autres mots : me consacrer à l’écriture comme ma priorité. Or, je suis bien forcée de me rendre compte que je me suis embarquée dans plein d’autres trucs annexes (le théâtre étant le plus gros projet) dont je vous épargne la liste complète.
      En y réfléchissant, j’en suis arrivée à la conclusion que si je n’arrivais pas à me consacrer uniquement à ça, c’était sans doute pour la même raison que je ne peux physiquement pas rester assise à mon bureau chez moi toute la journée pour écrire : j’ai besoin de bouger, de changer d’air, d’atmosphère. Physiquement comme intellectuellement. C’est juste ma façon de fonctionner de m’éparpiller et de m’intéresser à plein de choses différentes. Ce qui n’avance pas tellement mon schmilblick, vous noterez, mais au moins ça devrait m’éviter de culpabiliser parce que je n’arrive pas à écrire plus de 3-4h par jour. (D’autant que ce projet est bien joli mais c’est pas ça qui m’assure d’avoir un truc à faire pour cet été ou l’année prochaine donc je suis bien forcée d'assurer mes arrières un minimum… !)
      Tout ça pour dire que je fais de mon mieux pour travailler régulièrement et maintenir ma motivation à flot tout en gardant un équilibre personnel. TOUT SIMPLEMENT. Et le fait que j’ai une perception du temps encore plus bizarre que d’habitude ne m’aide pas beaucoup. Oh, well.

(Et bien, moi qui pensais n’avoir strictement rien à dire sur cette semaine… !)

A suivre, les nouveaux extraits.

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